• Les mots des autres : livres ou récits publiés ou sur le net

    Présentation et avis sur mes lectures.

    Ces lectures vont du livre édité, aux textes, proses ou poésies, de différents autodidactes du net.

    Ces chroniques littéraires me sont propres et n'engage que mon propre avis. Tout le monde a le droit d'avoir un avis différent. Chaque lecteur est différent et perçoit un récit selon son propre référentiel et ses envies. 

  • Military Man de Julie Christol

    Military Man de Julie Christol

    L’histoire :

    Lorsqu’elle avait vingt ans, Charlie a subi un viol qui a bouleversé sa vie. Pour oublier et tenter de se reconstruire, elle s’est plongée à corps perdu dans son travail de journaliste. Et c’est désormais sous des habits trop larges qu’elle dissimule sa féminité pour échapper aux regards des hommes.

     

    Envoyée en reportage sur le porte-avion USS Roosevelt, elle rencontre Camden, jeune et séduisant pilote de chasse. Alors qu’elle veut seulement faire son métier et réussir son reportage, le militaire, lui, veut découvrir la véritable Charlie.

     

    Intrigué par cette reporter passionnée mais mystérieuse, Camden jure de percer l’armure que Charlie s’est forgée. Mais la jeune femme acceptera-t-elle de lui livrer ses secrets et de se laisser séduire ? Pas sûr. D’autant que le passé ne semble pas décidé à la laisser revivre...

     

    Dans ses bras, elle retrouve enfin l’envie d’aimer... 

     

     

    Mon avis : 

    Je viens de lire ce livre au cours de ma nuit d’insomnie. Et sincèrement il n’est pas mon meilleur souvenir de lecture de la semaine. (et on n'est que jeudi matin). Cet ouvrage est à classer dans la catégorie romance érotique, mais franchement c’est sans aucune poésie.

     

    D’abord l’écriture est basique et plate. Il n’y a pas de grosses fautes, quelques manques de typographie. Mais le vocabulaire est vraiment pauvre. "les larmes coulent sur mes joues" doit bien être écrit une fois par chapitre... aucune imagination de reformulation. Idem dans les descriptions des émotions. C’est fade, plat, insipide. On a l’impression de lire un rapport de faits du genre « je me lève, je me douche, je m’habille, oh tiens j’ai chaud en le regardant c’est bizarre »… Oui ok cette phrase est de moi, mais je ne vous promet que ce récit n’est pas plus approfondie que ça dans l’écriture. Il y a un gros manque dans l’expression des émotions.

     

     

    Le contenu ? Déjà le premier chapitre : un gros inutile, pure violence. Il décrit le viol. Jusque dans le moindre détail, et c’est limite dénuée d’émotions. C’est de la violence gratuite pour le lecteur et n’apporte rien du tout au récit.

    Dans les chapitres suivants, on a l'impression de lire un compte rendu placide qui liste des faits. L'émotion est soit impalpable, soit exprimée si basiquement sans poésie que parfois ça en est risible. Les scènes de sexe sont du x sans aucun intérêt pour le récit en lui-même. Les réactions sont parfois si bizarres que j'ai fini par en rire.

    Franchement ce n’est même pas digne d'une romance bas de gamme.

     

     

    Le personnage de Charlie est vraiment spécial. Elle est super instable, ce qui peut se comprendre au vu du viol subit, mais qui n’a aucun sens dans son attitude à vouloir poursuivre dans l’armée, au milieu des pilotes qui représentent son agresseur. Et puis la nana magnifique qu’on trouve moche juste parce qu’elle met des vêtements amples, un chignon et des lunettes, c’est une vaste blague…

    Seuls les personnages de Camden, Connor et Austin tirent leur épingle du jeu. Ils ont chacun leurs caractères et sont attachants. Mais bon pas tout le temps, car il y a aussi des invraisemblances dans leurs réactions.

    Les invraisemblances ? Il y en a partout. Parfois les émotions exprimées sont le reflet inverse de ce qui était écrit la phrase précédente. Il y a un vrai problème de cohérence avec la vie réelle. En 6 jours, la fille se trouve belle après 10 ans d'enfermement intérieur. Traumatisée par un viol, elle s’est enfermée 10 ans dans sa tête, mais affronte les gars de l'armée dans un porte avion où aucune échappatoire n'est possible. Vous vous imaginez vous enfermée au milieu de 90% de macho dans des couloirs exigus sans autre possibilité de partir que de sauter en pleine mer ? C'est tellement invraisemblable, que ça en devient vite risible. Le récit contient plein de petites réactions qui m'ont fait le même effet. C'est farfelu. Comment une nana qui vient de se faire bombardée, opérée des heures, dans le coma des jours, peut se jeter dans les bras de son mec à peine quelques heures après son réveil... Et ça c'est juste une scène parmi d'autres...

    Il y a plein de réactions irréalistes et c'est souvent écrit comme si un enfant de 12 ans décrivait une scène dans une rédaction d'école.

     

     

    Quant au fait que Camden ne croit pas Charlie sur l'identité du violeur après tout ce qu'elle lui a confié et ce qu'il lui a dit, puis qu'elle pardonne comme si de rien n'était.... C'est le plus gros nœud d'invraisemblance du roman pour moi.

     

     

    En conclusion l’écriture est super scolaire, peu riche en reformulation, répétitive, irréaliste.

     

    Bref ! Très déçue. Je lui accorde une cotation à deux cœurs, parce qu'il m'a fait passer le temps d'une insomnie et est écrit dans un français correct, et que l'histoire a une intrigue assez ficelée (même si tout est téléphoné, surtout la fin) avec des personnages finalement attachants.

     

     

    Je suis surtout surprise de trouver ce genre de livre d’un niveau peu élevé à la médiathèque alors que certains magnifiques ouvrages n'y sont jamais. Un jour faudra m'expliquer comment sont choisis ces achats...

     

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  • Reste aussi longtemps que tu voudras de Mélanie Taquet

    Reste aussi longtemps que tu voudras de Mélanie Taquet

     

    L’histoire :

    "Une évidence la frappa : personne ne devait savoir, car personne ne pourrait jamais comprendre. Son secret, qui la hantait depuis son arrivée à Florence, elle devrait l'enfouir en elle. Profondément. Le recouvrir de jolies choses sans importance comme cette promenade avec Marco. De manière à ce que personne ne puisse le découvrir, le lui voler. De manière à ce qu'elle puisse continuer, et vivre. Libre, pour un temps du moins, ici, à Florence."

     

    Nina a quitté Paris sur un coup de tête pour venir s'installer dans ce Bed & Breakfast du centre de Florence, tenu par son amie de toujours, Hannah. Mais les retrouvailles des deux femmes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances : Hannah est aux prises avec sa sorcière de belle-mère et ses problèmes de couple ; quant à Nina, elle refuse d'expliquer les raisons de sa venue et semble fuir la réalité, préférant se laisser distraire par les délices florentins au bras de Marco, un Napolitain pensionnaire du bed & breakfast. Pourquoi Nina a-t-elle quitté la France aussi subitement ? Quels secrets tente-t-elle de dissimuler ? Sous le soleil de Florence, les parts d'ombre et de lumière de chacun se révèlent tour à tour. 

     

     

    Mon avis : 

    Ce roman nous offre une belle balade au cœur de Florence, à travers des personnages très différents les uns des autres, et pourtant tous attachants.

    Il faut du temps pour comprendre les raisons du départ précipité de Nina pour l'Italie. Je ne spoilerais pas l'histoire, mais j'avoue que c'est un sujet très rarement abordé et qui interpelle. J'ai vraiment aimé la manière dont l'auteur évoque le remue-ménage émotionnel qui anime Nina et sa manière de nous préparer doucement à la réalité de son départ précipité de Paris.

    Mais j'ai encore plus apprécié que tout ne tourne pas exclusivement autour de Nina. Ce récit contient de nombreux personnages qui se dépatouillent comme ils peuvent dans leur vie, leur peine, leur doute, leurs émotions.

     

    L'écriture de Mélanie Taquet est très agréable à lire et on enchaine les paragraphes sans se lasser ou se perdre dans les descriptions. Personnellement je ne suis pas friande des visites de lieux au travers des romans. Et pourtant, je me suis laissée porter par cette visite de Florence au travers des yeux et balades de Nina. Il n'y a aucune longueur l'écriture est fraîche, dynamique, rythmée. Les histoires s'entremêlent, interpellent sur divers sujets liés à l'amour, comme la maternité, l'abandon, la fidélité, l'amour filial, etc. On va de surprise en surprise dans le comportement étrange de l'héroïne.

     

    Ce roman m’a vraiment fait passer un bon moment de lecture qui finit dans un tourbillon émotionnel incroyable. Il y a des pages qui se tournent, peut-être certaines définitivement, d'autres avec l'espoir de se revoir. Il y a des affrontements à venir, des révélations à soi-même. Il y a surtout beaucoup d'amour.

     

    Par contre j'avoue être restée sur ma faim. Certes on connaît la décision finale de Nina, mais on aimerait en savoir plus sur son avenir et celui des autres personnages. Peut-être pas l'avenir immédiat, mais je trouve qu'un prologue du genre "6 mois plus tard" résumant la vie de chacun (même en une ou deux phrases) auraient vraiment aidé à finir sur une note encore plus positive.

     

    Un beau roman sur l'amour au sens large qui remue toutes les émotions et l’affectivité qu'on a en nous par l’évocation d’un sujet majeur difficile mais réel. Et j'aime quand un roman finit sur une note optimiste malgré des jours difficiles encore annoncés.

     

    Merci à Bibliofoxy pour la découverte et le partage de ce roman échangé sur le site  des mille et une plumes.

     

    Les petits liens : 

    Compte Insta Chroniques de Biblio.Foxy

    http://www.milleetuneplumes.fr/ dont je vous parle ICI

     

    et je vous rappelle ma page participative tipee qui vous permet de découvrir la suite de mon récit "L'écho du coeur" ainsi que certaines chroniques en avant première.

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  •  

    L’histoire :

    "Que faisait cette femme sur le bateau ?"

    Sébastien est un courtier reconnu de la place boursière parisienne. Malgré une vie d'opulence et de plaisirs, il sombre dans un désenchantement amer. Il décide de se lancer dans un périple maritime, seul à bord de son voilier, jusqu'au jour où une étrange passagère fait irruption. Charmé par cette mystérieuse et séduisante personne dont il ne sait rien, Sébastien est entraîné dans un tourbillon de bonheur et de volupté en contradiction totale avec son univers froid et pragmatique. Deux mondes opposés s'affrontent, révélant de nouveaux espoirs pour ce trader blasé.

     

    L'homme à l'amer est le second roman d'Olivier Guérard. L'auteur nous emporte dans un surprenant voyage. Parfois caustique, souvent tendre, cet ouvrage nous invite à repenser notre vision de la société, de l'amour, de la vie. 

     

     

    Mon avis : 

    Un roman sur la quête de soi et de l’amour très agréable à lire.

    Une juste analyse de la société d’aujourd’hui également, avec une façon belle et originale pour l’évoquer.

     

    Ce roman est une belle histoire d’amour, amour de l’humanité, amour de la planète, amour de la vie, amour des autres, amour de la sincérité. Un roman feelgood et relevant de la remise en question également.

     

    Dès les premiers chapitres, j’ai détesté Sébastien, le personnage principal. Pour sa facilité à profiter de la vie et des gens grâce à son argent sans savoir savourer vraiment l'importance de la vie. Au fil des pages, on découvre une analyse profonde de la société au travers de la description du personnage. Mais peu à peu, on comprend que Sébastien ne se voile pas tant que ça la face. Il profite de son argent et du système, mais ne se leurre pas sur les gens. Et sa décision de profiter de ses congés pour partir seul sur son voilier en quête de son âme prend sens vraiment au fil des pages. Et finalement ce personnage est très attachant dans sa remise en question constante et son malaise croissant.

     

    Olivier Guérard a une très belle plume. Elle se lit avec aisance. Et tout s’enchaine avec une fluidité sans se poser de questions. Le ton est doux, voire tendre, et caustique à la fois. J’ai souris plus d’une fois.

     

    Il n'y a vraiment qu'un passage sur la fin du roman qui m’a un peu perdue. Lorsque le personnage fait naufrage et voit son amie mourir, les évènements (certes dans l’urgence), sont rapides et trop flous. Il y a pleins d’émotions contradictoires qui s’enchainent. En voici l’extrait de ce qui m’a perturbé (et ça vous donnera une idée de cette belle plume) :

    « Il aurait bientôt un spasme de respiration instinctif qui lui ferait boire la tasse. Puis il perdrait conscience. C'était peut-être mieux ainsi, il ne supportait pas l'idée de vivre sans elle. Un profond sentiment d'injustice l'étreignait et le décourageait. L'océan lui enlevait Juliette et son envie d'exister par la même occasion. Il était résigné à se laisser mourir, en gardant comme dernière image le visage adoré de cette sirène au grand cœur. Désespéré, il scrutait les traits fins de la jolie rousse qui s'estompaient. Ce murmure... un enchaînement de pensées soudaines et inattendues débloqua la situation.

    (…)

    Malgré la peine, il avait le sentiment d’avoir trouvé le sens de cette quête désespérée dans laquelle il s’était lancé. Seulement maintenant. Cela n’avait plus aucune importance. Il nageait, car il devait atteindre cette fichue côte avant que ses dernières forces ne l’abandonnent. »

     

    Pour moi, à travers ses mots, Sébastien se remet instantanément de la mort de son amour. Certes l’instinct de survie peut prendre le dessus, j’en conviens tout à fait. Mais le mélange "c'est mon amour" et " je m'en fous elle est morte je dois vivre à tout prix", m’a fortement déstabilisée dans ma lecture. C’est vraiment trop rapide. J’en ai relu deux fois le chapitre, de ce fait ! Surtout c’est « ce sentiment d’avoir trouvé le sens de cette quête désespérée » qui n’est pas du tout une évidence pour nous lecteurs. Bien sûr après l’auteur explique tout cela. Et ça prend sens. Mais, en plus, c’est évoqué si rapidement sur la fin, que j’ai eu un sentiment d’inachevé, un manque. A mon sens, l’auteur pouvait approfondir un peu plus le mécanisme psychique et l’évolution du personnage.

    Et la romance telle que je l’attendais, n’arrive que sur la fin.

    Au final, la romance est double : celle de l’amour de soi, qui finalement est la majorité du roman dans cette quête de soir (et ça n’a pas du tout un sens égocentrique), et celle de Sébastien et la femme qui partagera sa vie au final. Mais cette dernière est racontée de manière si courte, que ça m’a un peu frustrée. C’est pourquoi je classerai ce roman plus dans la catégorie « feelgood » que « romance ».

     

    Il évoque surtout cette remise en question de soi, de sa vie, de ses choix, de son éducation qui te drive vers des horizons qui ne sont pas forcément en accord avec son moi profond. C'est vraiment de cela que traite l'auteur à travers son personnage de Sébastien, trader quarantenaire qui part pour des vacances seul sur son voilier afin de couper quelques temps avec ce monde capitaliste et consumériste.

    J'ai vraiment apprécié la vision de l'auteur sur la société, son analyse, sans jugement réel, juste des faits bruts qui nous ramènent à la réalité des choses. Et surtout l'aspect écologique qu'il aborde à un moment m'a vraiment fait sourire car c'est totalement ce que je pense. (voir la citation en fin de chronique). Enfin bref, je ne vais pas vous spoiler plus, j’en dis déjà trop. Lisez ce livre qui est un vrai petit bijou sur la remise en question du monde d'aujourd'hui et les clés que chacun a en mains pour vivre en étant lui-même. Il vous laisse un sentiment de confiance en l’homme s’il se pose les bonnes questions.

    Mes petits blocages évoqués précédemment me sont propres et ne m’ont pas empêchée de comprendre le sens donné à cette histoire. Et il n’y a aucune incompréhension restée en suspens au final.

     

    Le seul petit manque, c'est l'absence de traduction de l'extrait de la chanson en anglais de Leonard Cohen, connue certes, mais tout le monde n'est pas anglophone. J'en ai compris le sens, mais ça reste flou. Ça m’aurait peut-être aidée à mieux appréhender la prise de conscience de Sébastien sur le moment.

     

     

    Mon passage préféré de ce roman : « Écoute-les dire, il faut sauver la terre ! Mais la terre n’a pas besoin d’être sauvée. Même si on détruit notre écosystème, on mourra et la planète continuera son chemin sans nous. C’est l’homme qu’il faut sauver... »

     

    #service presse sur SimPlement

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  • Et si c'était possible ? Illuminer sa vie grâce à la psychothérapie. De Martine Samama Levy

    Et si c'était possible ? Illuminer sa vie grâce à la psychothérapie. De Martine Samama Levy

    L’histoire :

    Installez-vous confortablement, nous allons bientôt décoller...

     

    Et si vous découvriez ce qu’une véritable psychothérapie peut vous apporter ? Et si vous posiez sur le monde un regard neuf, avec le cœur plutôt qu’avec les yeux ? Alors, prêt à embarquer pour l’univers des possibles ? Nous survolerons l’usine à peurs, le désert du doute, le marécage de la culpabilité, ainsi que la forêt des croyances limitantes et des pensées toxiques. Ces quelques turbulences seront vite oubliées une fois arrivés à destination où une chaude vibration de sérénité, de plénitude et de joie viendra vous envelopper au son de la douce mélodie nommée bonheur. Et si c’était possible ?

    Préface du Dr Luc Bodin

     

    Grâce à cet ouvrage accessible à tous, découvrez le bonheur d’une psychothérapie réussie et vivez-le au quotidien... ;) 

     

    Mon avis : 

    Ne prenez pas peur, ce n’est en rien un livre médical et barbant. Bien au contraire ! Je le classerais dans la catégorie « bien-être et apprendre à être soi ».

    Déjà le commencement de cet ouvrage n’entre pas directement dans le 'pourquoi suivre une psychothérapie'. Ce premier chapitre est une magnifique entrée en matière dans le « s’affirmer tel qu’on est et oser être soi ». Il évoque le chemin de vie de l'auteur pour devenir la psychologue qu’elle est aujourd'hui. A travers des mots simples, l’auteure explique sa décision de changer de vie, mais surtout tout le cheminement qui l’y a amené pour jouir pleinement de sa nouvelle vie de psychothérapeute. Surtout, Martine Samama Levy n’oublie pas d’évoquer tous les obstacles que beaucoup de personnes peuvent semer sur notre route (consciemment ou inconsciemment), mais aussi les freins qu'on se met souvent soi-même (aussi inconsciemment ou sciemment).

    J'ai adoré ce livre dès cette première partie, car ça a fait beaucoup écho en moi. Mais aussi parce que c'est l'histoire d'une femme qui apprend à s'écouter, qui apprend à mettre une distance avec les "qu'en dira-t-on" et les "bien-pensants", qui doute et se bat pour avancer. J'aime beaucoup les images utilisées par l'auteur qui nomme chacune de ces émotions qui nous freinent Dame Peur, Dame Culpabilité, Monsieur Jean Doute... C'est si joliment illustré et représentatif de ce qu'on vit chaque jour (encore faut-il l'admettre et en prendre conscience ! ).

    La suite est clairement orientée « psychothérapie ». La seconde et plus grosse partie nous explique le pourquoi et l’intérêt d’une psychothérapie. Mais elle ne nous parle pas psychologie, philosophie, médicale. Non elle nous montre à travers des exemples nombreux toutes les réactions, attitudes, reflexes que nous avons et qui nous fait avancer ou pas. Elle nous montre comment consulter un psychothérapeute nous aide à prendre conscience de qui nous sommes et comment nous fonctionnons.

    Les chapitres de cette partie sont structurés de manière à explique en quoi suivre une psychothérapeute peut être bénéfique, sur quels plans. Et c'est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à expliquer à de nombreuses personnes. Je suis convaincue du bien fait d’une telle démarche. Encore faut-il trouver le bon interlocuteur et les bons outils !

    Suivre une psychothérapie, voir régulièrement un psychologue, ce n'est ni une tare, ni signe de maladie psychique lourde, ni signe de lourde dépression. C'est simplement un moyen pour identifier et comprendre qui on est et comment on fonctionne, comment trouver les déclics en nous pour avancer sur notre petit bonhomme de chemin.

    Dans un environnement neutre, avec les bonnes questions qu'on ne sait pas se poser, avec un apprentissage du 'savoir exprimer ce qu'on ressent' par quelques biais que ce soit, avec une aide à identifier nos nœuds émotionnels, nos limites, nos possibilités de chemins à emprunter vers un bien-être pour nous. C'est tout cela les séances avec un psychologue, et bien plus encore. Pour moi, c'est clairement apprendre à vivre pour moi, à penser pour moi.

    Appelez cela de l'égoïsme si vous voulez. Mais je suis tellement formatée en "penses aux autres d'abord" que ça m'en a bouffé toute ma vie, aujourd'hui j'apprends à prendre de la distance pour me préserver moi. Et c'est un long travail, avec des moments bien, d'autres où je plonge, d'autres où j'en prend conscience et corrige le tir, .... Sans l'aide des psychologues, il y a longtemps que je serai devenue complètement effacée dans cette vie de terrienne aux profits des autres. Et c'est pourquoi cet ouvrage a fait beaucoup écho en moi. Il explique tout cela tellement bien, d’une manière simple et ciblée à la fois. L’auteure évoque les nombreux chemins possibles avec des illustrations de cas concrets qu’elle a rencontrés et qui évoque forcément qqch à chacun. Ce n'est ni lourd de termes médicaux (le peu qu'il y a est vraiment défini parfaitement pour tout néophyte), ni un jargon torturé de psy qui voudrait nous noyer dans sa science, ni une leçon de morale. On y comprend comment fonctionne un être humain en grandes lignes. On y comprend à quel point notre psyché est complexe et propre à soi. On découvre ce qu'être une personnalité construite dans sa propre identité et équilibrée, et bien sûr l'inverse, avec la panoplie de clés possibles et propres à chacun pour permettre cet équilibre.

    Ce n'est pas une psychothérapie clé en main. Loin de là. Ce livre nous montre que chaque être est différent, fonctionne différemment, acceptera l'analyse différemment, s'adaptera différemment aux conséquences pour lui. On y comprends aussi que nous n'avons pas toujours toutes les clés et que l'enfant que nous étions a pu enfouir des éléments clés que nous ne retrouverons peut-être jamais. On y comprend surtout que chacun avance à son rythme, avec les méthodes qui lui conviendront à lui et pas forcément aux autres, avec le temps et la patience qu'il faudra, on y apprend que rien n'est inéluctable si on conçoit un tant soit peu à ouvrir un minimum son esprit et à accepter ses actes, ses défauts, ses qualités, ce que l'on est dans notre entièreté. J'aurai grandement aimé suivre une psychothérapie dès mes 10 ans pour ne pas gâcher autant d'années et me sentir plus forte aujourd'hui. Et j'aurai adoré avoir l'auteur comme psychothérapeute. On ne refait pas le monde, mais on avance avec les moyens du bord.

     

    "La vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois"  (La vie est belle, INDOCHINE)

     

    La 3eme partie nous parle spiritualité. N'y voyez rien de religieux, spécial, « space » ou étrange. L'auteur nous parle de ce que je nommerais "la vraie spiritualité" : l'essence d'un être. Toujours par des exemples concrets, variés et parlant, l'auteur sait nous amener dans son état d'esprit ou sa vision si large et réaliste de l'être humain.

    La 4eme partie sur l'aspect médical et perception de la profession m'a moins passionnée. Mais elle est néanmoins très réaliste, c'est une belle analyse de la relation medecin/patient/media/société et de tout ce que ça interfère dans notre développement personnel.

     

    Pour résumer, c’est un livre qui vous fait grandir en vous. Il vous montre que consulter un psychologue, est une aide non négligeable à réaliser le chemin de vie qui vous conviendra le mieux. Explorer son être sous un autre angle est bénéfique à tous. Que ce soit pour quelques séances, un souci précis, ou plus.

    Martine Samama Levy exprime le cheminement d'une psychothérapie, ses bienfaits, ses limites, ses diverses chemins adaptés à chaque personne. Son écriture est fluide, claire, directe et imagée à la fois.

    Le petit plus que j'ai adoré sont les petits noms donnés à nos freins et quand l’auteure illustre certains faits par des extraits de paroles de chansons de musiciens contemporains et français.

     

    Un ouvrage à mettre entre toutes les mains !

     

     

    #servicepresse sur SimPlement

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    3 commentaires
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    Aux Editions Points

     

    L’histoire : 

    Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, c'est chez elle. Elle aime y observer ceux qui lisent : la vieille dame, le collectionneur d'éditions rares, la jeune fille qui pleure à la page 247. Comme si leurs lectures donnaient de la couleur à sa vie si prévisible. Puis un jour, elle descend deux stations avant son arrêt habituel. Un pas de côté peut-il changer une vie ?

     

    Mon avis : 

    L’avis de Lire nous dit " Une jolie fable dotée d'un petit brin de folie, pour tous ceux qui veulent refermer le livre le sourire aux lèvres. ".

    Honnêtement je n’ai pas eu une seule fois le sourire aux lèvres. Ce petit brin de folie je le cherche encore. C’est rare, mais, arrivée à moitié de pages, j’ai déclaré forfait.

    J’ai commencé ce livre il y a 2 semaines et seulement 88 pages de lues. Du jamais vu pour moi. Je pensais que je perdais le goût de lire, comme ça arrive quand je me sens débordée par les angoisses ou que j’ai trop de choses à faire en même temps. Sauf qu’en entamant un autre livre, j’ai pris conscience que c’est celui-là qui ne me donnait pas le goût de lire.

     

    L’histoire était attrayante. Je m’attendais à un défilé de personnages, décrits par la jeune liseuse au gré de ces personnes qu’elle croise dans le métro. Un genre de panel de la société, avec des descriptions drôles et farfelus, des délires sur ce qu’est la vie de chacun juste par l’image de lui qu’il donne dans le métro, et d’y associer des livres en expliquant pourquoi.

    Rien de tout cela ! Le métro finalement a une place presque peu évoquée dans ce récit. En vrai, je ne vais même pas pouvoir vous expliquer de quoi ça parle, car je n’ai toujours pas compris le fond du roman et où l’auteur veut nous emmener. J’ai trouvé tous les personnages presque insipides. On ne les cerne pas. Ils sont comme des dessins ternis qui s’effacent de la toile et où le paysage marque plus les esprits. Là-dessus, ajoutez des tonnes de références littéraires qui ne sont pas de mes références (et dont honnêtement je n’ai pas trouvé l’intérêt, car pas vraiment expliquées). Pour moi, un récit où il faut déjà avoir une bonne culture littéraire (classique ? ) pour le comprendre, n’est pas un bon récit. A quoi ça sert, si on est perdu en le lisant et qu’on ne retient pas l’intérêt de ces références ? Peut-être ne partagerez-vous pas cet avis, et tant mieux car il faut de tout pour faire un monde.

     

    L’écriture en soit est sans fautes. Je ne saurais la définir car quand on n’accroche pas à l’histoire peut-on qualifier une plume de belle ?

    Par contre, l’élément qui m’a le plus perturbé et qui je pense est la cause principale du fait que je n’ai rien compris à cette histoire, son but et son intérêt : ce sont les phrases interminables.

    10 à 15 lignes pour une seule phrase, très souvent. C’est un gouffre. Arrivée à la 4ème ligne, l’auteure a fait déjà 2 digressions, voire plus, et j’en perdais le fil de l’idée de départ. Et cela plusieurs fois par page. C’est ce qui me donnait l’impression de me perdre, de ne pas comprendre ce que fait l’héroïne ou ce qui lui arrive, de trouver l’histoire fade et sans rythme.

     

    Je suis curieuse de savoir si certains d’entre vous l’ont lu. Me donner une idée de la fin de l’histoire, éclairera peut-être mes lumières. Mais surtout expliquez-moi ce que ce roman a éveillé en vous ? Je suis dubitative au plus haut point. Je déteste ne pas finir un livre, mais aujourd’hui je ne regrette pas de l’avoir fait. Car ça m’a permis de retrouver mon envie de lire (je dévore l’actuel ouvrage que j’ai entamé à sa suite), d’écrire et avancer mes corrections aussi.

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  • La destinée des désolations - tome 1 de Arnaud Niklaus

    La destinée des désolations - tome 1 de Arnaud Niklaus

     

    L’histoire :

    Dans un futur proche, Casey Alexander parcourt les restes du monde, avec un seul but en tête : trouver un havre de paix. Au cours de son périple, il rencontrera ses futurs alliés... Comme ses futurs ennemis ! En leur compagnie, Casey tentera l'impossible pour survivre et trouver une terre accueillante où vivre...


    Ce premier tome de la saga littéraire "La destinée des désolations" est une introduction à cet univers bien particulier.

    Les aventures de Casey Alexander se poursuivront sur de nombreux ouvrages (le tome 2 sortira en 2019).

    Autoédition

     

     

    Mon avis : 

     

    Le fond de l’histoire :

    Il s'agit d'un récit futuriste dans un monde de désolation. Ce tome 1 est très court (35 pages) et laisse sur sa fin, puisqu'il n'y en a pas (tome 2 prévu). C'est plus comme un premier épisode de série qui dresse le contexte et laisse les personnages dans une situation risquée où le suspens nous happe au point d'aller vite découvrir la suite.

    Dès les premières pages, le ton de l'histoire est donné : survivre amène à des choix peu humanistes, et alors ? Il faut ce qu'il faut, si on tient à survivre. Mais l’écriture permet la distance humaine nécessaire face à cette violence. En effet, elle ne vient pas vous frapper de plein fouet comme si la scène se déroulait devant vos yeux. Sûrement que le temps « passé » employé dans la narration aide à ne pas trop s'impliquer émotionnellement dans cet état de fait. Et puis c'est le début de l'histoire, on ne sait rien de cette personne (Casey), de ce qu'elle vient de vivre en détail. Continuons la lecture pour mieux cerner le personnage. Et la situation se révèle vite bien différente de notre monde actuel. C'est intrigant. On veut comprendre comment le monde a pu évoluer au point qu'un homme n'a aucun scrupule à tuer un enfant pour se protéger, et à le laisser là sans enterrer sa dépouille. Le monde a changé, les mentalités ont du évoluer pour survivre.

     

    L'histoire alterne le point de vue de Casey, homme quarantenaire qui survit seul, et la vie dans une cité construite autour d'une sorte de reine Isabelle, puis sa fuite lors d'une insurrection.

     

    L’écriture est assez agréable, et l’histoire promet vraiment de bons moments de lecture. Mais c’est court comme récit, ça appelle une suite immédiate. De plus il y a quelques invraisemblances qui laissent interrogatif, des éléments inexpliqués débarquant comme un cheveu sur la soupe. Par exemple, Dave en prison et condamné à un châtiment, se retrouve la seconde suivante aux côtés du second de la reine pour la sauver.

     

    La désolation est assez bien décrite, même si on n'a pas vraiment l'explication du pourquoi de la situation. J’espère que le tome suivant éclairera cela.

     

    La coupure au chapitre 7, projetant un des personnages dans le passé d'avant désolation, est perturbante, voire intrigante. J’ai trouvé cela osé et une bonne idée. Mais l'effet s'est vite dégonflé quand j'ai éclaté de rire à la lecture du dialogue mère/fille au petit déjeuner. Aucune subtilité. Totalement invraisemblable. Une mère n'essaie pas de questionner sa fille sur ses relations sexuelles potentielles au lever avant d'aller bosser. Genre comme on parle de la pluie et du beau temps. Surtout pour partir la seconde suivante sans approfondir la question, comme une voleuse. Et s'en suit le changement radical de tenue de cette adolescente mal dans sa peau. Elle passe de l'informe jogging à un mini short. Pour une personne complexée par sa corpulence, c'est le summum de l'invraisemblance. Ce chapitre manque vraiment de réalisme. Mais il éclaire à la fois sur le comportement d'un des personnages et sur les raisons de la désolation.

     

    Au final cette histoire se révèle entrer dans le genre « zombis », ce qui n'est pas vraiment ce que j'aime, mais j'ai mis cela de côté pour être le plus objective possible dans cette chronique service presse.

    L'histoire est vraiment sympathique, intrigante avec des personnages hauts en couleur et mystérieux. J'ai vraiment apprécié l'histoire, malgré les erreurs de rédaction citées après.

    Une grosse incompréhension persiste à la fin de ce tome : qui est Isabella pour s'imposer autant ? Est-elle la Sabrina du passé ordinaire de Gwen ? Peut-être que le tome suivant nous éclairera également sur ce point.

     

    La forme et l’écriture :

     

    L'écriture est originale, parfois même dans la construction de certaines phrases, et a une tournure assez chouette. Cela donne une vraie identité de style de l'auteur. Sauf qu'elle pourrait être bien plus agréable, voir belle. A mon sens, ce texte regorge de beaucoup trop d'erreurs : d'expressions, de français, de manque de variétés dans les vocables employés ou de ponctuation, des répétitions d'idées. Cela entache malheureusement la rythmique de lecture et le plaisir de la lectrice perfectionniste que je suis.

     

    L'emploi du participe passé est ultra répétitif. Et l'auteur fait des phrases un peu longue et peu directe. Cela alourdit la lecture et rend moins actif et vivant le récit.

    Un abus d'adverbes et participes cumulés alourdit les phrases. C'est un fait d'écriture que j'ai compris grâce à une bêta lectrice implacable, mais juste et enrichissante. Et je me rends encore mieux compte de cette lourdeur en lisant ces mots dans des textes qui ne sont pas de moi. Des phrases courtes enchaînent mieux l'action. La chute du personnage dans les premières pages manque de rythme soutenu à cause de ces adverbes (parfois répétés) et des participes qui créent des longueurs dans la lecture.

     

    J’ai relevé un certain nombre de fautes d'expressions, de faute de français, de manque de variétés dans les vocables employés ou de ponctuation, des répétitions d'idées. Il y a même des erreurs, assez grossières parfois, qui subsistent et qui sont parfois trop nombreuses dans certains passages. On tombe même sur des interrogations de l'auteur sur la bonne formulation française.

    Des erreurs de typographie, comme par exemple l'espace manquant devant les points d'interrogation et d'exclamation, sont assez présentes également.

     

    La ponctuation est bonne en globalité. Mais il y a des confusions, des abus, des manques importants qui pourraient donner une vraie couleur expressive au récit. Une confusion (et abus ? ) est faite entre le trait d’union ‘-’ (tiret du 6 sur clavier) et le ‘’ demi-tiret cadratin qui permet au sein d’une même phrase d’imbriquer une autre idée ou une explication plus approfondie, une sort de parenthèse dans la phrase. D’ailleurs beaucoup trop de pensées ou précisions sont intercalées entre parenthèses () au sein d’une phrase ou d’un chapitre. Certaines sont inutiles et redondantes avec le descriptif de la scène. Certaines sont simplement des éléments à mettre entre virgules dans la phrase. A mon goût, il y a vraiment trop d'apartés entre parenthèses. Le pire c’est ceux en milieu de phrase. Ça alourdit d’autant plus la lecture, et parfois le lecteur en perd l’idée de départ.

    A mon avis, il y a une grosse confusion entre virgule, point-virgule et ces parenthèses. La plupart de ces éléments précisés entre parenthèses s'intégreraient pourtant bien dans la construction des paragraphes, sans nécessiter ces parenthèses. D’ailleurs, l'usage de l'italique et phrases courtes au sein des paragraphes, utilisé par la suite, est bien mieux. Donnant un vrai rythme de lecture dynamique et entraînant. Par contre, les incises dans ces pensées en italique sont vraiment d'une grande lourdeur et inutiles.

    Un dernier point sur la ponctuation qui pourrait être amélioré aussi pour donner plus de punch au texte : un manque régulier de points d’exclamation qui appuieraient mieux les propos et la noirceur de la situation.

     

    Le récit est raconté au passé. Mais il subsiste quelques passages où le présent s'immisce et perturbe un peu la lecture.

     

    La transcription des émotions quand il y a des dialogues est assez surprenante. Il n’y a aucune description dans le récit. Ce sont les mots des uns qui décrivent l'état des autres, et vice versa. Ça a son côté original certes. Mais c’est subjectif. Un personnage pourrait se tromper sur ce qu’il perçoit de l’autre. Et au final, je trouve que ça manque de visualisation physique. Quelles réactions et expressions peut-on lire sur les visages et corps ? ça éclairerait plus le lecteur sur le sentiment réel du personnage.

     

    En conclusion :

    Je ressens cette histoire comme une ébauche. Ce texte ressemble à un premier jet qui manque d'une correction par plusieurs lecteurs bêtas perfectionnistes, le genre de lecteurs extérieurs qui te montrent les failles d'un récit pour les éliminer et le rendre plus accrocheur.

    L’histoire en soit est dans un contexte relativement courant de nos jours (désolation suite à zombification), mais j’ai vraiment aimé les personnages et l’originalité de la chef de cité qui se trouve prise au piège et fuit, et l’écriture, malgré ces erreurs corrigeables, nous offre de belles promesses pour la suite.

     

     

     

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  • Aux Editions Cairn

     

    L’histoire :

    Après dix années passées à Paris, Arnaud revient vivre à Raynat, village pyrénéen moribond. Il retrouve avec émotion Berthe Galy, une vieille femme malade qui a aidé sa grandmère à l’élever après la mort de ses parents et Cathy, une amie d’enfance qu’un accident a rendu aveugle. Son retour coïncide avec l’apparition d’un mystérieux ours qui ne se contente bientôt plus de massacrer des moutons et s’attaque aux hommes.

    Deux bras puissants se refermèrent sur lui. La terreur disparut aussitôt, il se sentit enveloppé par une fourrure douce et soyeuse qui réchauffa son corps. Sa dernière pensée fut pour le simple mot que venait de prononcer l’ombre, un mot qu’il n’avait jamais entendu et pourtant qu’il connaissait : Artahe!

    Ce roman est l’histoire d’un ours, celle d’Artahe le Dieuours. 

     

     

    Mon avis : 

     

    Une fois n’est pas coutume, ce roman est un thriller noir. C'est un service presse. J’ai mis un peu de temps à le lire, car ce n’est pas mon genre de prédilection et que ça faisait très très très longtemps que je n’avais pas osé lire ce type de roman. Mais ma lenteur de lecture (bien perturbée aussi par un tas d’imprévus dans ma vie) n’est pas du tout le reflet de l’intérêt pour ce roman. Si vous aimez ce genre littéraire, vous allez adorer ce livre qui est un mélange de noirceur, d’amour dévastateur, d’horreur, d’intrigue et mysticisme.

     

    Dès les premiers chapitres, la lecture est agréable et fluide. L'auteur utilise beaucoup les phrases courtes qui donnent un bon dynamisme de lecture. Les phrases plus longues sont souvent bien tournées et ponctuées permettant une lecture fluide et une bonne compréhension du fond. Les descriptions des lieux et événements sont vraiment visuelles : détaillées sans être lourdes. On se représente bien ce que voit le personnage, sans se perdre dans des longueurs de description.

     

    L'intrigue se met doucement en place. Mais le premier chapitre, sorte de prologue dans le lointain passé historique, nous met d'emblée dans une ambiance mystique et effrayante à la fois, intrigante et pleine de promesses aussi.

     

    Dans ces premiers paragraphes, on ressent tout de suite le fort attachement du personnage Arnaud à ce village.

    Tout de suite le mystère s'empare de l'histoire et nous accapare.

     

    L'histoire est rythmée et ponctuée d'événements, qui touchent ou non au domaine du surnaturel, et accentuent l'ambiance noire et le suspens qui se créent autour de ce village des Pyrénées. Chaque habitant a un rôle précis que l’on découvre vraiment que sur la fin. Le mystère est vraiment bien entretenu. Ces personnes sont toutes très différentes les unes des autres, mais elles prennent vraiment leur place dans l'histoire du début à la fin. Arnaud, le personnage central, est un être calme, posé, serviable, agréable. Il va se surprendre par une acceptation de certaines choses qu’il n’aurait pas cru possible, et va nous surprendre aussi. Toutes ces personnes gravitent autour de lui comme s'il était un pilier. Pourtant il est plutôt comme un observateur neutre au cœur de l'histoire... Peu à peu, il en sera l'acteur principal, malgré lui.

     

    Toute l’intrigue a beau être sur fond mystique, d’histoires d’amour, d’histoires de haine et de dévotion, elle est vraiment superbement amenée. C'est vraiment une histoire bien ficelée et prenante avec des personnages vifs, bien construits et attachants.

     

    Je dois vous parler aussi de Berthe, l'ancienne nourrice d'Arnaud et gardienne du culte voué à Artahe. C’est un personnage indéchiffrable et pourtant le personnage clé. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spioler. Mais, à mon sens, toute l'histoire repose sur elle, son savoir, ses pratiques du culte et ces atrocités qu'elle est prête à commettre, plutôt que sur Arnaud. Bien que celui-ci reste vraiment le phare à suivre et observer. Aura-t-il le mot de la fin ?

     

    L'intrigue se met en place dès les premiers chapitres, nous laissant croire à beaucoup de possibilités. Croyez-moi vous serez surpris jusqu'à la fin. Âmes trop sensibles s'abstenir. C'est dur, cruel, et à la fois spirituel. L'histoire bascule rapidement dans le mystique et glauque. Après la moitié du livre, elle devient vraiment noire et violente. Mais il n’y a aucune insistance dans les descriptions de l’auteur qui m’ont écoeurée au point d’arrêter la lecture. Bien sûr mon sommeil fût perturbée (je suis une petite nature, je vous avais prévenu lol), mais j’ai vraiment aimé la lecture de cette histoire hors du commun. La croyance en à un dieu ours est une vraie originalité, superbement construite. Les derniers chapitres m'ont vraiment refroidi, dignes d’un grand thriller. Pourtant il reste énormément de douceur au travers d'Arnaud. Ça nous laisse ce sentiment immuable d'espoir. Mais ce livre reste dans la catégorie du thriller noir. Et le pire c'est que la fin nous laisse glacés et en même intrigués. Tout peut encore arriver. Ça me rappelle vraiment les constructions thriller du maître en la matière Stephen King, que j'évite de lire pour pouvoir dormir. J'avoue que Philippe Ward m'a happée dans son écriture fluide et rythmée, son récit doux et mystérieux, son intrigue surprenante et mystique, autant que torturée.

    Amoureux des thrillers, vous allez adorer ce roman.

     

     

     

     

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  • Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

    Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

    L’histoire :

    Dans le monde des oiseaux où Petit Poilu s'est cette fois retrouvé parachuté règne un prince bien malheureux. Prisonnier d'une grande cage dorée, le prince comme le décor qui l'entoure sont en noir et blanc. La faute à Topor, un sinistre corbeau qui le suit à la trace.

     

    Petit Poilu essaie tant bien que mal d'insuffler un peu de joie au prince avec des jouets colorés, mais le satané corbeau les détruit à chaque fois...

     

    Inébranlable, notre petit héros préféré sort alors de son sac à dos peintures et palette et entreprend de repeindre le triste prince et son monde. Avec succès : les couleurs s'étalent, la vie reprend ! Et, cette fois, le prince ne se laissera pas faire. En quelques habiles coups de pinceau, il transforme le vilain Topor en oiseau rose à pois verts et s'affranchit même de sa cage !

     

    Avec cette nouvelle fable juste, sensible et ludique, Petit Poilu apprend aux petits lecteurs comment réagir aux influences néfastes.

     

     

    Mon avis : 

    Il y a longtemps que je n’ai pas lu de livre jeunesse qui me plaise autant. Et puis cette fois, je l’ai lu avec mon neveu de six ans et demi. Enfin lu…. Justement il n’y a rien à lire, et c’est là tout l’intérêt. Aucun mot, même pas d’onomatopée. Tout est dans l’image et l’expression des personnages. Et c’est vraiment clair.

    Les dessins sont chouettes, pas trop chargés. Des formes arrondies rassurantes. Les visages expressifs permettant à l’enfant de comprendre l’état d’esprit de chaque personnage.

    Le plus, c’est qu’en fin du livre, un petit texte raconte l’histoire en quelques mots, et un dernier paragraphe explique la morale à retenir. Ainsi l’adulte accompagnant peut aller plus loin avec l’enfant dans la compréhension de l’histoire.

    Mon neveu s’est éclaté à parcourir l’histoire et a vraiment bien tout compris au déroulé des évènements. Et moi de même !

     

    L’histoire en elle-même est une belle leçon d’apprentissage par l’illustration et la comparaison. Elle montre à l’enfant que le fait d’être prince et de vivre dans une cage dorée n’est pas forcément ce qui rend heureux.

     

    Une belle découverte pour moi et je pense que je regarderai les autres tomes existants à ma prochaine balade à la bibliothèque.

     

    Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse) Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

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  • Rêver n'est pas un vilain défaut de Carole Cerruti

     

    L’histoire :

    À bientôt trente ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues.

     

    Trop c’est trop  ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revu depuis dix ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution  ? Engager un acteur  !

     

    Mauvaise idée… L’homme est bien trop séduisant, charismatique et arrogant pour que leur couple soit crédible. Pour une fois, le destin n’aurait-il pas pu lui donner un petit coup de pouce  ? Mais Elisabeth doit faire avec. D’ailleurs, qu’est-ce qui pourrait bien déraper  ?

     

    Tout peut arriver… surtout quand on ne l’attend pas  ! 

     

     

    Mon avis : 

    L’écriture est originale dès les premières pages, avec des phrases courtes, voire très courtes, décrivant la réflexion de la jeune femme Liz sur sa vie. Ça donne un rythme soutenu de lecture comme si la jeune femme vivant une aventure mouvementée. Mais en fait elle ne bouge pas tant que ça. Elle a surtout beaucoup d'imagination et un cerveau qui s'emballe et cogite sur toutes ses émotions. C’est un peu long à se mettre en place sur les premières pages, mais finalement j’ai été happée dans l’histoire comme en plein rêve intense. Addictive ! La mise en place du début était nécessaire pour bien cerner le personnage de Liz, son fonctionnement, son environnement, sa vie.

     

    Cette histoire c’est comme un conte. Une romance telle que dans les rêves. Une tonne de rebondissement tortueux, et deux êtres qui se perdent dans la complexité de la vie.

    L’auteur fait beaucoup le parallèle à l’histoire de Cendrillon. C’est honnête car il est vrai qu’on s’y en approche avec la belle-mère, la demi-sœur peste et le prince-star. La construction de l’histoire et la douceur de l’écriture me font vraiment penser à un conte. Mais l’analogie s’arrête là, car l’histoire est totalement moderne avec ses personnages déjantés comme la meilleure amie ou « la voix », avec ses surprises de taille et ses déboires.

    C’est vraiment une magnifique histoire, une belle romance telle qu’on aime les lire.

    J’ai lu la fin de ce livre en écoutant « Songbook » de Cécile Corbel, une harpiste celtique dont la voix et la musique me bercent toujours au pays des rêves. Associer cette musique à ce roman-conte fût une vraie dégustation de bonheur ! Et je vous l’affirme : Carole Cerruti et son personnage Liz ont raison « Rêver n’est pas un vilain défaut ».

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  • Meilleurs ennemis de Sally Thorne

    Meilleurs ennemis de Sally Thorne

    L’histoire :

    « Une nouvelle voix mordante, brillante et hilarante.  Meilleurs ennemis va bouleverser le monde de la comédie romantique. C'est l'une des meilleures que j'ai jamais lues ! »  Kristan Higgins

     

    Avec ce premier roman, Sally Thorne fait une entrée fracassante dans l’univers de la romance. Cette comédie hilarante et sexy explore la frontière parfois très mince entre l’amour et la haine au bureau.

     

    Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable… absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne… elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ? 

     

     

    Mon avis : 

    Déroutant et décapant sont les premiers mots qui me viennent pour qualifier ce roman. Romantisme ? Certes ! Mais n'attendez pas de "l'eau de rose". Il y en a, mais sinueuse, cachée, sous-jacente. Et on ne le comprend que bien des pages passées. C’est une comédie romantique et drôle, pleine de piquant et de maturité.

    L'histoire est racontée du point de Lucy, mais on ressent toute la complexité et la profondeur du personnage de Josh à travers le regarde de la belle. Les tourments de chacun sont évidents plus les pages passent.

    Étape par étape, leurs jeux de défi évoluent et insinuent le doute dans les perceptions que la jeune femme a des réactions et attitude de son rival. L'histoire est très bien ficelée et crédible.

    J’ai particulièrement aimé le fait que (pour une fois) ce n’est pas la rencontre qui crée la prise de conscience de l’amour entre eux. L’auteur explique le temps passé entre la première rencontre et le moment de l’histoire à travers les mots de Lucy et en quelques pages. Il n’a aucune description ennuyeuse. C’est un ton direct, simple et drôle à la fois.

    Chaque phrase a son intérêt dans l'histoire et la découverte de l'autre. Je me suis retrouvée happée dans une histoire riche en émotion, en découverte de soi, en leçon de vie.

     

    Un vrai bijou de romance avec de personnages haut en couleur, attachants et réalistes.

     

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