• Les mots des autres : livres ou récits publiés ou sur le net

    Présentation et avis sur mes lectures.

    Ces lectures vont du livre édité, aux textes, proses ou poésies, de différents autodidactes du net.

    Ces chroniques littéraires me sont propres et n'engage que mon propre avis. Tout le monde a le droit d'avoir un avis différent. Chaque lecteur est différent et perçoit un récit selon son propre référentiel et ses envies. 

  • Aux Editions Cairn

     

    L’histoire :

    Après dix années passées à Paris, Arnaud revient vivre à Raynat, village pyrénéen moribond. Il retrouve avec émotion Berthe Galy, une vieille femme malade qui a aidé sa grandmère à l’élever après la mort de ses parents et Cathy, une amie d’enfance qu’un accident a rendu aveugle. Son retour coïncide avec l’apparition d’un mystérieux ours qui ne se contente bientôt plus de massacrer des moutons et s’attaque aux hommes.

    Deux bras puissants se refermèrent sur lui. La terreur disparut aussitôt, il se sentit enveloppé par une fourrure douce et soyeuse qui réchauffa son corps. Sa dernière pensée fut pour le simple mot que venait de prononcer l’ombre, un mot qu’il n’avait jamais entendu et pourtant qu’il connaissait : Artahe!

    Ce roman est l’histoire d’un ours, celle d’Artahe le Dieuours. 

     

     

    Mon avis : 

     

    Une fois n’est pas coutume, ce roman est un thriller noir. C'est un service presse. J’ai mis un peu de temps à le lire, car ce n’est pas mon genre de prédilection et que ça faisait très très très longtemps que je n’avais pas osé lire ce type de roman. Mais ma lenteur de lecture (bien perturbée aussi par un tas d’imprévus dans ma vie) n’est pas du tout le reflet de l’intérêt pour ce roman. Si vous aimez ce genre littéraire, vous allez adorer ce livre qui est un mélange de noirceur, d’amour dévastateur, d’horreur, d’intrigue et mysticisme.

     

    Dès les premiers chapitres, la lecture est agréable et fluide. L'auteur utilise beaucoup les phrases courtes qui donnent un bon dynamisme de lecture. Les phrases plus longues sont souvent bien tournées et ponctuées permettant une lecture fluide et une bonne compréhension du fond. Les descriptions des lieux et événements sont vraiment visuelles : détaillées sans être lourdes. On se représente bien ce que voit le personnage, sans se perdre dans des longueurs de description.

     

    L'intrigue se met doucement en place. Mais le premier chapitre, sorte de prologue dans le lointain passé historique, nous met d'emblée dans une ambiance mystique et effrayante à la fois, intrigante et pleine de promesses aussi.

     

    Dans ces premiers paragraphes, on ressent tout de suite le fort attachement du personnage Arnaud à ce village.

    Tout de suite le mystère s'empare de l'histoire et nous accapare.

     

    L'histoire est rythmée et ponctuée d'événements, qui touchent ou non au domaine du surnaturel, et accentuent l'ambiance noire et le suspens qui se créent autour de ce village des Pyrénées. Chaque habitant a un rôle précis que l’on découvre vraiment que sur la fin. Le mystère est vraiment bien entretenu. Ces personnes sont toutes très différentes les unes des autres, mais elles prennent vraiment leur place dans l'histoire du début à la fin. Arnaud, le personnage central, est un être calme, posé, serviable, agréable. Il va se surprendre par une acceptation de certaines choses qu’il n’aurait pas cru possible, et va nous surprendre aussi. Toutes ces personnes gravitent autour de lui comme s'il était un pilier. Pourtant il est plutôt comme un observateur neutre au cœur de l'histoire... Peu à peu, il en sera l'acteur principal, malgré lui.

     

    Toute l’intrigue a beau être sur fond mystique, d’histoires d’amour, d’histoires de haine et de dévotion, elle est vraiment superbement amenée. C'est vraiment une histoire bien ficelée et prenante avec des personnages vifs, bien construits et attachants.

     

    Je dois vous parler aussi de Berthe, l'ancienne nourrice d'Arnaud et gardienne du culte voué à Artahe. C’est un personnage indéchiffrable et pourtant le personnage clé. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spioler. Mais, à mon sens, toute l'histoire repose sur elle, son savoir, ses pratiques du culte et ces atrocités qu'elle est prête à commettre, plutôt que sur Arnaud. Bien que celui-ci reste vraiment le phare à suivre et observer. Aura-t-il le mot de la fin ?

     

    L'intrigue se met en place dès les premiers chapitres, nous laissant croire à beaucoup de possibilités. Croyez-moi vous serez surpris jusqu'à la fin. Âmes trop sensibles s'abstenir. C'est dur, cruel, et à la fois spirituel. L'histoire bascule rapidement dans le mystique et glauque. Après la moitié du livre, elle devient vraiment noire et violente. Mais il n’y a aucune insistance dans les descriptions de l’auteur qui m’ont écoeurée au point d’arrêter la lecture. Bien sûr mon sommeil fût perturbée (je suis une petite nature, je vous avais prévenu lol), mais j’ai vraiment aimé la lecture de cette histoire hors du commun. La croyance en à un dieu ours est une vraie originalité, superbement construite. Les derniers chapitres m'ont vraiment refroidi, dignes d’un grand thriller. Pourtant il reste énormément de douceur au travers d'Arnaud. Ça nous laisse ce sentiment immuable d'espoir. Mais ce livre reste dans la catégorie du thriller noir. Et le pire c'est que la fin nous laisse glacés et en même intrigués. Tout peut encore arriver. Ça me rappelle vraiment les constructions thriller du maître en la matière Stephen King, que j'évite de lire pour pouvoir dormir. J'avoue que Philippe Ward m'a happée dans son écriture fluide et rythmée, son récit doux et mystérieux, son intrigue surprenante et mystique, autant que torturée.

    Amoureux des thrillers, vous allez adorer ce roman.

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  • Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

    Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

    L’histoire :

    Dans le monde des oiseaux où Petit Poilu s'est cette fois retrouvé parachuté règne un prince bien malheureux. Prisonnier d'une grande cage dorée, le prince comme le décor qui l'entoure sont en noir et blanc. La faute à Topor, un sinistre corbeau qui le suit à la trace.

     

    Petit Poilu essaie tant bien que mal d'insuffler un peu de joie au prince avec des jouets colorés, mais le satané corbeau les détruit à chaque fois...

     

    Inébranlable, notre petit héros préféré sort alors de son sac à dos peintures et palette et entreprend de repeindre le triste prince et son monde. Avec succès : les couleurs s'étalent, la vie reprend ! Et, cette fois, le prince ne se laissera pas faire. En quelques habiles coups de pinceau, il transforme le vilain Topor en oiseau rose à pois verts et s'affranchit même de sa cage !

     

    Avec cette nouvelle fable juste, sensible et ludique, Petit Poilu apprend aux petits lecteurs comment réagir aux influences néfastes.

     

     

    Mon avis : 

    Il y a longtemps que je n’ai pas lu de livre jeunesse qui me plaise autant. Et puis cette fois, je l’ai lu avec mon neveu de six ans et demi. Enfin lu…. Justement il n’y a rien à lire, et c’est là tout l’intérêt. Aucun mot, même pas d’onomatopée. Tout est dans l’image et l’expression des personnages. Et c’est vraiment clair.

    Les dessins sont chouettes, pas trop chargés. Des formes arrondies rassurantes. Les visages expressifs permettant à l’enfant de comprendre l’état d’esprit de chaque personnage.

    Le plus, c’est qu’en fin du livre, un petit texte raconte l’histoire en quelques mots, et un dernier paragraphe explique la morale à retenir. Ainsi l’adulte accompagnant peut aller plus loin avec l’enfant dans la compréhension de l’histoire.

    Mon neveu s’est éclaté à parcourir l’histoire et a vraiment bien tout compris au déroulé des évènements. Et moi de même !

     

    L’histoire en elle-même est une belle leçon d’apprentissage par l’illustration et la comparaison. Elle montre à l’enfant que le fait d’être prince et de vivre dans une cage dorée n’est pas forcément ce qui rend heureux.

     

    Une belle découverte pour moi et je pense que je regarderai les autres tomes existants à ma prochaine balade à la bibliothèque.

     

    Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse) Petit Poilu tome 19 :« Le Prince des Oiseaux » de Pierre Bailly et Céline Fraipont (jeunesse)

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  • Rêver n'est pas un vilain défaut de Carole Cerruti

     

    L’histoire :

    À bientôt trente ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues.

     

    Trop c’est trop  ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revu depuis dix ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution  ? Engager un acteur  !

     

    Mauvaise idée… L’homme est bien trop séduisant, charismatique et arrogant pour que leur couple soit crédible. Pour une fois, le destin n’aurait-il pas pu lui donner un petit coup de pouce  ? Mais Elisabeth doit faire avec. D’ailleurs, qu’est-ce qui pourrait bien déraper  ?

     

    Tout peut arriver… surtout quand on ne l’attend pas  ! 

     

     

    Mon avis : 

    L’écriture est originale dès les premières pages, avec des phrases courtes, voire très courtes, décrivant la réflexion de la jeune femme Liz sur sa vie. Ça donne un rythme soutenu de lecture comme si la jeune femme vivant une aventure mouvementée. Mais en fait elle ne bouge pas tant que ça. Elle a surtout beaucoup d'imagination et un cerveau qui s'emballe et cogite sur toutes ses émotions. C’est un peu long à se mettre en place sur les premières pages, mais finalement j’ai été happée dans l’histoire comme en plein rêve intense. Addictive ! La mise en place du début était nécessaire pour bien cerner le personnage de Liz, son fonctionnement, son environnement, sa vie.

     

    Cette histoire c’est comme un conte. Une romance telle que dans les rêves. Une tonne de rebondissement tortueux, et deux êtres qui se perdent dans la complexité de la vie.

    L’auteur fait beaucoup le parallèle à l’histoire de Cendrillon. C’est honnête car il est vrai qu’on s’y en approche avec la belle-mère, la demi-sœur peste et le prince-star. La construction de l’histoire et la douceur de l’écriture me font vraiment penser à un conte. Mais l’analogie s’arrête là, car l’histoire est totalement moderne avec ses personnages déjantés comme la meilleure amie ou « la voix », avec ses surprises de taille et ses déboires.

    C’est vraiment une magnifique histoire, une belle romance telle qu’on aime les lire.

    J’ai lu la fin de ce livre en écoutant « Songbook » de Cécile Corbel, une harpiste celtique dont la voix et la musique me bercent toujours au pays des rêves. Associer cette musique à ce roman-conte fût une vraie dégustation de bonheur ! Et je vous l’affirme : Carole Cerruti et son personnage Liz ont raison « Rêver n’est pas un vilain défaut ».

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  • Meilleurs ennemis de Sally Thorne

    Meilleurs ennemis de Sally Thorne

    L’histoire :

    « Une nouvelle voix mordante, brillante et hilarante.  Meilleurs ennemis va bouleverser le monde de la comédie romantique. C'est l'une des meilleures que j'ai jamais lues ! »  Kristan Higgins

     

    Avec ce premier roman, Sally Thorne fait une entrée fracassante dans l’univers de la romance. Cette comédie hilarante et sexy explore la frontière parfois très mince entre l’amour et la haine au bureau.

     

    Le jour où Lucy rencontre son nouveau collègue, Joshua Templeman, elle n’en revient pas : il est à tomber ! Sauf qu’il ne lui faut pas plus de deux secondes pour découvrir qu’il est aussi froid, cynique, impitoyable… absolument détestable ! Alors, quand leurs chefs respectifs les mettent en concurrence pour une promotion, Lucy est prête à tout pour le battre. Car, si elle gagne, elle sera sa boss. S’il gagne… elle démissionnera. Autant dire qu’elle n’a pas le choix : elle doit gagner. Mais lorsque, un soir, dans l’ascenseur, ce traître de Josh l’embrasse fougueusement, elle est complètement déstabilisée. Se serait-elle trompée à son sujet depuis le début ? Ou est-ce une tactique de Josh pour lui faire perdre ses moyens ? 

     

     

    Mon avis : 

    Déroutant et décapant sont les premiers mots qui me viennent pour qualifier ce roman. Romantisme ? Certes ! Mais n'attendez pas de "l'eau de rose". Il y en a, mais sinueuse, cachée, sous-jacente. Et on ne le comprend que bien des pages passées. C’est une comédie romantique et drôle, pleine de piquant et de maturité.

    L'histoire est racontée du point de Lucy, mais on ressent toute la complexité et la profondeur du personnage de Josh à travers le regarde de la belle. Les tourments de chacun sont évidents plus les pages passent.

    Étape par étape, leurs jeux de défi évoluent et insinuent le doute dans les perceptions que la jeune femme a des réactions et attitude de son rival. L'histoire est très bien ficelée et crédible.

    J’ai particulièrement aimé le fait que (pour une fois) ce n’est pas la rencontre qui crée la prise de conscience de l’amour entre eux. L’auteur explique le temps passé entre la première rencontre et le moment de l’histoire à travers les mots de Lucy et en quelques pages. Il n’a aucune description ennuyeuse. C’est un ton direct, simple et drôle à la fois.

    Chaque phrase a son intérêt dans l'histoire et la découverte de l'autre. Je me suis retrouvée happée dans une histoire riche en émotion, en découverte de soi, en leçon de vie.

     

    Un vrai bijou de romance avec de personnages haut en couleur, attachants et réalistes.

     

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  • L’histoire :

    Tome 1 :

    Certains lieux guérissent l’âme et réparent le cœur.

    Cette fabrique au bord du canal est bien plus qu’une vieille usine… Entre ses murs de briques rouges, des amitiés grandissent, des destins se lient et l’amour toujours trouve son chemin.

     

    Depuis leur enfance, tout a changé. Tout, sauf son amour pour elle

     

    Une seconde. Il a suffi d’une seule seconde à Paul pour la reconnaître. Cette jeune décoratrice d’intérieur qui se tient devant lui n’est autre que Camille, son amour d’enfance. Un amour que Paul, trop timide et gêné pour oser avouer ses sentiments, a tu et gardé secret à l’époque. Mais, aujourd’hui, il n’est plus le garçon bégayant et mal dans sa peau d’autrefois, celui qui se contentait de regarder Camille et de s’asseoir près d’elle dans le bus. Aujourd’hui, il est devenu un homme sûr de lui, entreprenant et, surtout, un homme qui plaît aux femmes. Et Camille ne fait pas exception, Paul le voit dans ses yeux. Mais il sait aussi qu’elle ne l’a pas reconnu….

     

     

    Tome 2 :

    Plus que de remporter la partie, il espère gagner son cœur

     

    Ophélie Lavigne, championne internationale d’échecs, a appris à jouer toute seule ; c’est du moins ce qu’elle déclare en interview. Jimmy sait que c’est faux : c’est avec lui qu’elle a découvert les subtilités de ce jeu, chaque fois qu’elle se faufilait dans sa chambre d’adolescent pour échapper à la violence qui régnait chez elle. S’il ne peut s’empêcher de se sentir blessé, Jimmy sait pourquoi Ophélie l’a ainsi rayé de sa vie, de son histoire. Alors, quand on lui propose d’affronter la jeune femme lors d’un tournoi, Jimmy y voit l’occasion idéale de lui rappeler à qui elle doit réellement son succès… mais aussi une chance de se faire pardonner. A propos de l'auteur : Passionnée de lecture depuis toujours, Hélène Philippe s’est lancée dans l’écriture pour pouvoir prendre en main le destin des personnages qu’elle affectionne. Elle puise son inspiration dans ses nombreux voyages, et dans son impressionnante collection de romans, qu’elle partage avec ses deux fils.

     

     

     

    Mon avis : 

    Petit livre gratuit pour l'achat de deux de la collection Harlequin Poche, contenant ces deux histoires.

    L'histoire de ces 3 hommes unis par une amitié intense et sincère depuis l'enfance est très touchante.

    Le premier volet s'attarde sur Paul et sa timidité, son complexe remontant à l'enfant gros qu'il était, sa colère sourde restée tapie en lui toutes ses années. Elle raconte le retour de son premier amour, Camille. Celle-ci est tout aussi touchante avec sa propre histoire d'enfant ballottée d'un foyer à un autre par une mère égoïste. J'ai aimé avoir la vision de chacun des deux personnages. D'ailleurs cette vision n'était pas en alternance régulière (du style un chapitre sur deux) comme dans beaucoup de récit. L'auteur a choisi la vision utile et la plus émotive suivant chaque situation. L'histoire est courte, on reste un peu sur notre faim, mais vraiment sensuelle, sensible et passionnante.

     

    Puis le récit numéro 2 évoque Jimmy, celui des 3 hommes qui est le plus à changer de femme comme de chemise, et le retour dans sa vie d'une fille de son enfance. Une période trouble, une histoire dure mais très bien amenée et expliquée. Ophélie a subi des horreurs dans sa jeunesse et s'est construit une vie autour des tournois d'échec sans sentiments, émotions ou attaches quelconques. Elle est devenue une accro du contrôle. Revoir son premier amour et découvrir l'homme qu'il est aujourd'hui et la femme qu'il voit en elle désormais va lui demander beaucoup de remises en question et d'acceptation de lui laisser un peu le contrôle.

    Durant ce second récit, quelques bribes de situations et d'informations nous exposent l'évolution de l'histoire du 1er récit, Paul et Camille.

     

     

    Des histoires courtes, très bien écrites, envoûtantes et qui divertissant avec excellence.

     

    Il existe des suites en format numérique. J'aime moins ce format, mais peut-être que je vais me laisser tenter car j'ai vraiment aimé les histoires et ces 3 hommes Unis d'une amitié indéfectible. J'aimerai en découvrir plus. personnalité bien trempée de chacun des personnages. On vit vraiment 3 histoires totalement différentes, avec des ressentis et des agissements complètement différents, même face à une situation similaire.

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    L’histoire :

    Et si l'amour était son cadeau de Noël ? Calista rêve d'un miracle de Noël pour sauver le café familial, menacé de fermeture. Mais pour commencer, elle a droit à une surprise tombée du ciel ! Liam vient d'avoir un accident de voiture. il est blessé et désorienté. Calista n'écoute que son bon coeur et le recueille chez elle, lui offrant un toit et de quoi se remettre. Mais Liam n'est pas celui qu'elle croit, et il n'est pas venu dans cette petite ville par hasard... Alors que les sentiments s'en mêlent, les deux jeunes gens entament une relation mouvementée et basée sur un mensonge. Et si la vérité était plus complexe encore que les secrets ? Une comédie romantique sexy et enneigée qui fera chavirer les coeurs !

     

     

    Mon avis : 

    Une comédie romantique originale et doucereuse. L'histoire se déroule peu avant Noël dans un petit village et on y retrouve la complicité et l'amitié qui peut lier ce genre de lieu, d'autant que ça se passe dans l'unique café du coin. Les personnages sont tous très différents et fidèles à leur caractère tout du long. L'auteure nous emmène dans un amour naissant aussi intense que brusque. Mais avec une véritable émotion. Tout le récit est écrit du point de vue de la jeune femme. Pourtant on perçoit vraiment bien les émotions du jeune homme. Le livre contient des scènes érotiques, mais dans ces scènes c’est également l'émotion qui en est l'intérêt principal. Il n'y a aucune vulgarité. Les descriptions sont emplies de pudeur et de romantisme. Toute l'histoire tourne autour de l'interrogation sur la véritable identité de Liam. Mais se posent aussi un tas de questions sur l'avenir de Calista, de sa mère et son café, de Liam également. Quels choix finiront par faire. Certes ce roman est du pur récit à l'eau de rose. Mais dans une très belle écriture qui nous tient en haleine et nous mène dans les méandres des émotions de son héroïne avec beaucoup d'humour. Cali a le don pour s'autoflageller ou se mettre face à ses propres contradictions avec un humour vraiment simple, percutant et tendre à la fois.

    J'ai passé un excellent moment avec ce couple. Et la fin est une immense bulle de tendresse touchante et qui ravira tous les amoureux de Noël et des histoires d'amour. 

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  • L’histoire :

    Alexandra, la ravissante fille du milliardaire Richard Dickinson, se cherche en parcourant le monde. D'un tempérament plutôt indépendant, elle ne veut plus de sa jeunesse dorée ni des gardes du corps qui la suivent partout. D'ailleurs, elle s'acharne à les faire craquer les uns après les autres... Cependant, avec le nouvel ange gardien dont son père l'affuble, les choses s'annoncent différemment : en bon militaire, Tom Drake semble bien décidé à remplir sa difficile mission et à résister aux affronts de celle qu'il considère comme une petite fille gâtée. De Rio aux mystérieux palais sahariens, Tom la suivra comme une ombre. Coûte que coûte. Pourtant, à Marrakech, lorsqu'Alexandra lui joue un mauvais tour en faisant croire qu'elle a été enlevée, Tom est à deux doigts de jeter l'éponge. Mais il résiste encore. Et quand Alexandra est réellement kidnappée, il est le premier à risquer sa vie pour sauver celle de la jeune femme...

     

    Mon avis : 

    Tout commence avec un préambule de Gilles Legardinier, pharaonique (12 pages), mais incroyable et bouleversant ! L'auteur explique les circonstances qui l'ont amenée à écrire cet ouvrage avec sa femme, ainsi que l'évolution de l'œuvre pour l'actualiser au monde d'aujourd'hui. Je ne m'attendais pas à ce genre d'entrée en matière. Je crois que c'est la première fois que je lis un tel texte d'un auteur avant de lire l'histoire. C'est aussi un grand plaisir et une vive émotion. Gilles Legardinier a vraiment le don pour me toucher autant que me faire rire. C’est véritable un de mes auteurs fétiches.

    "Cette introduction" c'est le ton juste : l'amour, le cœur, la sincérité, la satyre, l'émotion, l'exactitude... Simplement les mots qu'il faut. Rien que cet aparté, sorte de mise en condition avant d'entamer la lecture du récit, m'a émue aux larmes et fait éclater de rire. C'est une ode à l'amour haute en couleurs et pouvoir des mots que nous livre Gilles Legardinier.

    L'histoire du roman n'est semblable à aucune de celles que j'ai lu de cet auteur. Une jeune femme riche que son père veut protéger envers et contre tout. Elle se cherche en parcourant le monde et en semant régulièrement ses gardes du corps. Vraiment rien à voir avec "demain j'arrête " et les autres romans du genre. C’est en effet un scénario assez classique, avec peu de rebondissements alambiqués. On sent la plume plus jeune, moins fine que dans ses romans plus récents, ce qui n'empêche en rien d'en faire un bon divertissement. Et surtout on y retrouve une force de caractère et un tranchant drôle et intense dans chacun des deux personnages principaux, même dans le caractère du père ou du méchant ou de la servante. Des personnages tels que Gilles Legardinier sait les créer et nous y attacher. J'ai donc beaucoup aimé l'histoire surtout pour ces personnages haut en couleur, fidèles à eux jusqu'au bout. Le fond de l'histoire est dans le style aventurier et m'a fait penser à un Indiana Jones assez basique, mais prenant. On ne s'ennuie pas et est capté par la tension jusqu'à la fin. Une chose est sûre l'écriture de Gilles est tout un art. Je suis addict sans vouloir m'en sevrer. Il a cette facilité à vous imprégner de ses personnages comme s'ils étaient vous ou ce que vous auriez aimé être dans une autre vie. Et Gilles a cette facilité à vous happer dans son récit sans que vous vous rendiez compte du temps qui passe. Et à la fin, on n'en a jamais assez. C'est trop court ! Cette fin est d'ailleurs assez abrupte, un petit manque d'en savoir plus sur l'avenir de ces personnages. S’ajoute aussi le manque de cette philosophie concluant les romans de G. Legardinier, qui fait cette leçon de vie qu'on ressent en chaque fin de ses romans (pour ceux que j'ai lu). Je ne saurais définir où est la patte de sa compagne dans cette histoire, mais si c'est dans la manière de décrire la psychologie de l'héroïne, alors c'est tant mieux car c'est ce qui fait du Gilles Legardinier celui que j'aime lire aujourd'hui à travers "demain j'arrête" ou "ça peut pas râter" qui sont mes ouvrages préférés. Je les ai lus plusieurs fois et ne m'en lasse pas. Si vous aussi vous les aimez, vous apprécierez ce roman décapant, drôle et touchant à la fois.

    Un petit bonus est en conclusion. Il raconte deux anecdotes de l'auteur autour de repas familiaux, nouvelle écrite pour les restau du cœur. Un récit qui parle de la vie en évoquant la disparition d'êtres chers, bouleversant et si intensément vrai et important. 

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  • L’histoire :

    Mary a tout pour être heureuse. Elle est rédactrice dans un tabloïd anglais et son petit ami est l'homme idéal, jusqu'à ce qu'elle découvre qu'il la trompe et se retrouve brutalement dans une autre dimension. Sa réaction intersidérale la surprend elle-même. Elle sera une femme libre, sans contraintes ni belle-mère. Mais voilà que le félon demande son pardon. Et puis quoi encore? Que feriez-vous à sa place? Comment régler à la fois ses problèmes sentimentaux et professionnels quand votre meilleure amie n'arrête pas de vous mettre dans la panade avec les meilleures intentions du monde? Mary ne peut que se transformer en guerrière ninja pour résister à ce tsunami. Et si la solution à tous ses problèmes venait de l'acteur Benedict Cumberbatch, la super star de la série qui bat tous les records de popularité sur la planète?

     

    Mon avis : 

    Ce livre est un Service Presse obtenu sur le site SimPlement.

     

    Il m’a été assez difficile de rassembler mes idées pour faire cette chronique. D’abord l’histoire me plaisait en lisant le pitch, mais j’ai été rapidement déçue par le caractère des personnages. Et je n’ai  pas été emballée par l’écriture, peut-être que c’est le style d’écriture qui fait ma déception. Je sais que je suis très à cheval sur le style d’écriture et le respect des règles de français. Ce n’est pas pour autant que je suis une puriste. Loin de là. Il suffit de lire mes écrits pour s’en rendre compte. Et j’apprécie différents styles d’ailleurs. Mais je comprends qu’on n’adhère pas à ma manière de voir la lecture et l’écriture. N’empêche que dans ce roman, il y a pas mal de choses qui se cumulent et m’ont gênée pour prendre un pur plaisir sans questionnement à la lecture. Quoiqu’il en soit « Pour Un Selfie Avec Lui » reste un roman Feelgood et qui fait passer un petit moment de détente. Si vous lisez aisément ce style de roman, il vous plaira peut-être.

     

    Pour expliquer mon avis très mitigé plus en détails :

    Le style de ce roman m'a fait l'effet d'une écriture jeune pour jeune. Assez aisée à lire, bien qu’il y ait un côté très familier qui me gênait souvent, on comprend facilement le texte. Il y a des mots ou expressions mal employés ou détournés par l'évolution de la langue à chaque nouvelle génération ? Je ne saurais dire. Mais, de même, la compréhension n'est pas entachée. Le style familier de l’écriture est (à mon sens) dû au fait que c’est Mary, le personnage central qui raconte à sa manière. C'est sa manière d'être. Certes ça n’est pas une tare et je comprends que le style puisse plaire à des lecteurs, mais ça m’a souvent fait l’effet d’une ado qui écrit comme elle parle. Et je trouve que ça en devient gênant quand tu lis tout un roman ainsi. De plus, tout ce parler familier et les références réseaux sociaux et vie sociale associée sont très orientés « jeune de 20 ans d'aujourd'hui ». Je ne suis pas sûre que le récit capte l'attention littéraire de plus âgés. Sincèrement moi qui dépasse les 40 années, il y a des évidences pour l'héroïne qui me sont restées hermétique. Mais en soi cela n'empêche pas la compréhension de l'histoire. Et du coup, l’intérêt de ses précisions « réseaux sociaux » m’interpelle : apportent-elles vraiment un plus à l’histoire ? Je pense que sur ce plan, c’est juste un écart générationnel que je ressens. Sauf que ce point associé à ceux que je décris ci-après, ça donne une mayonnaise non montée positivement concernant ma satisfaction de lectrice et amoureuse de belles écritures.

     

    Côté écriture :

    J'ai déjà évoqué le ton un peu familier, qui moi me gêne parfois, mais est en total accord avec le fait que c'est l'héroïne qui raconte. Par contre il y a 3 éléments d'écriture majeurs qui m'ont vraiment freinée dans ma lecture.

    D'abord, le gros manquement, c'est la ponctuation. Beaucoup trop de virgules au lieu de points. Ce qui fait des phrases qui n'en finissent pas et comportent plusieurs idées. Le manque d'utilisation des autres signes de ponctuation comme le ! et les : est la conséquence de cet abus de virgules. La rythmique et la compréhension des humeurs des personnages en seraient aidées.

    Le second élément clé qui m'a gêné c'est le mélange des temps. Il y a régulièrement un temps au présent au milieu d'un récit passé. Je pense qu’il y a de réelles erreurs d’accord entre les temps, mais au-delà des règles de narration en français, c’est surtout le fait que ça m’a perturbée pour m’y retrouvé dans l’histoire. En effet les premiers chapitres nous font naviguer entre présent, passé et souhaits de futur sans que ça soit totalement clair quand on passe d’un état à l’autre. Il y a des moments je ne savais plus à quel instant de vie de l’héroïne nous en étions. Peut-être ces effets sont voulus, mais je ne peux nier que personnellement cela m’a gênée dans ma lecture dès les premières pages.

    Le dernier point, qui mérite à être travaillé selon moi, concerne la répétition des mots et idées et la richesse de vocabulaire faible. Cette remarque ne prévaut en rien sur la culture de l'auteure. Je pense que ça vient surtout du choix de raconter l'histoire avec le "parler" de l'héroïne. Pour moi, il y a trop de redondance des idées, des mots répétés dans des mêmes paragraphes. De plus, certains mots sont parfois mal employés dans le contexte et m'ont laissé perplexe sur le sens réel de la phrase. Par exemple, "je réalisai comme il est odieux de ne pas avoir son  copain à ses côtés", le mot « odieux » s'applique en temps normal uniquement à un être vivant, pas à une situation. En plus, le sens de ce terme « odieux » me paraît vraiment mal adapté pour caractériser une telle situation. J’aurais plutôt qualifié de « frustrant, agaçant, énervant ». Mais ça ne reste que mon avis. Comme pour "heureusement qu'au boulot je me sentais des ailes, j'avais des projets" qui pour moi est incorrecte dans l'expression et la ponctuation, et bloque ma fluidité de lecture. Un exemple parmi d'autres, mais je suis attachée à ces aspects et ça me perturbe dans ma lecture. En tant que lecteur assidu, quand tu bloques sur des mots, ça te sort de l’histoire.

     

    Et le découpage des chapitres m'a aussi paru un peu bizarre certaines fois. L'idée exprimée par Mary étant régulièrement coupée en plein développement. Mais comme il n'y a pas de titres aux chapitres, ça ne m'a pas gênée outre mesure dans ma lecture. Par contre la répétition en début de chapitre des mêmes idées qu'en fin de chapitre précédent est souvent lourde.

    Et là j’appuie sur un point qui plombe vraiment le style du roman : les répétitions d'idées. Il y en a plein. Et ça alourdit le récit. Il y a aussi des passages où l'héroïne nous parlent de faits comme si c'était une première, hors c'était évoqué avant. Répétition d'idées = lourdeur. Du coup l'effet surprise ou émotionnel fait flop assez souvent.

     

     

    L'histoire ? Les personnages ?

    Le fond de l’histoire : l’histoire d’amour de Mary avec Simon.

    Le fil de l’histoire : l’amitié entre Lola et Mary.

    J'ai eu du mal avec la relation amoureuse dans ce récit (j’explique un peu plus loin) et l'affirmation de soi (respect de soi). Mais finalement il y a un fond d'affirmation d'elle pour Mary qui m'a quand même rassurée.

    J'ai aimé l'aspect fan de Bénédicte Cumberbatch. Non pas que je sois fan, même si je l'aime beaucoup. Mais parce que je le suis d'autres personnes et comprend totalement que c'est un truc qui vous aide à positiver la vie. Que certains (beaucoup) ne le comprennent pas, fait qui me passe aujourd'hui complètement au-dessus. Alors ça fait du bien qu'un livre feel good évoque cet aspect de la vie.

    Un des aspects les plus importants à mon sens dans ce roman, c'est l'amitié ou comment deux êtres aux visions différentes peuvent s'équilibrer et se soutenir au quotidien. Les amis c'est ça. Pas toujours d'accord, pas toujours dans le même feeling, mais toujours là pour s'aider, se soutenir, se changer les idées, vous mettre face à vos contradictions et vous aider à faire le tri dans votre tête.

     

    L'aspect bizarre pour moi dans ce roman, c'est que l'héroïne décrit les caractères de ceux qui l'entourent sans vraiment se positionner elle dans son caractère par rapport à ces réactions, surtout en début de roman. Elle m'a donné l'impression d'être un mouton de panurge dans les premières pages, notamment dans sa relation amoureuse. On a l'impression que finalement elle n'aime pas cet homme, alors pourquoi tant de doute à le quitter ? Le "je te prend, je te quitte, je te reprend..." m'a fait plus l'effet d'une bataille d'ego que d’un amour sincère. Cette impression a duré tout le roman. Mary m'a souvent fait l'effet d'une godiche qui découvre la vie sur beaucoup de plans. C'était assez déstabilisant. J’avais envie de lui foutre des baffes, très souvent (trop ?).

    Par contre sa relation avec sa meilleure amie est assez déjantée. C'est rafraîchissant et très proche ce qu'est une amie. On compose avec les caractères de chacun, ce qui importe c'est la confiance. Mais pareil, il y a des choses qui m’ont gênée. Notamment l'impression que c'est souvent dans le sens « d'aider et soutenir Mary ». Lola se confie peu. Il faut attendre les 2/3 du livre pour que Lola parle d'elle et ses soucis. Et ça reste peu traité dans l’histoire. La manière dont Mary considère l'état "d'épouse soumis, fichu" de sa mère m'a aussi choquée. Peut-être n'ai-je pas captée l'intention de second degré de l'auteur. Mais je n'ai pas non plus eu le sentiment d'évolution de cette vision du couple parental par l'héroïne.

    Finalement Mary s'affirme un peu plus au fil des lignes. Il manque un peu de variété de vocabulaires et un côté moins freudien du "je débarque dans la vie" dans ses auto-analyses récurrentes (voire répétitives), pour rendre ces passages d’affirmation et prise de conscience plus convaincants.

    L'héroïne émet beaucoup d'évidences qui revêtent un caractère assez égoïste. Ça m'a profondément gênée. Ce sentiment que rien ne compte qu'elle au final.

     

    A la fin tout s'enchaîne... trop vite. Comme une urgence. Et puis l'histoire avec Simon ne me semble pas si évidente que ça. Trevor ? On ne sait rien de plus sur son silence. A mon sens, les quelques lignes du point de vue de Simon, ajoutées en fin de récit, n'apporte rien à l'histoire : il reprend les éléments évidents. Finalement on ne sait pas s'il y a vraiment de l'amour entre eux. En tout cas c'est mon ressenti.

     

    En conclusion : Déçue par le style d’écriture surtout. Mais faites votre avis par vous-même. On a tous des gouts différents.

    Mon avis est donc très mitigé c'est pourquoi je cote ce livre à 2 cœurs. Il reste un récit rapide à lire, sans prise de tête, avec un côté feel good et déjanté pour ce qui est dû lien d'amitié qui donne le sourire à coup sûr. Le côté romance m'a moins convaincu n'étant pas en accord avec le comportement des deux amies. Mais chacun sa vision de la vie. Il y a un côté Bridget Jones dans ce récit qui est à prendre comme une bonne parenthèse pour se détendre et se vider l'esprit des soucis quotidiens. Et l’aspect fan était sympa à lire aussi.

     

    Le petit plus ? Geronimo ! Cri de motivation de Mary qui m'a vraiment fait sourire à chaque fois.

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  • Juste une photo de nous d'Aurélia Vernet

    Juste une photo de nous d'Aurélia Vernet

     

    L’histoire :

    Emma et Noé s’aiment depuis l’enfance. De la cour de récrée aux bancs de la fac, ils font rimer amour avec toujours et se promettent l’éternité.

    Tout change lorsqu’Emma brise leur serment et prend ses distances avec Noé sans lui donner la moindre explication.

    Ce dernier vit ce départ comme un véritable déchirement. Rien ni personne n'arrive à lui faire oublier celle qu'il a toujours aimé. Pourtant, lorsqu'il rencontre Julie, la vie semble enfin lui offrir une seconde chance qu'il n'hésite pas à saisir.

    Les chemins d’Emma et Noé ne se croisent à nouveau que dix ans plus tard, remettant en cause leurs belles certitudes. Sortiront-ils indemnes de ces retrouvailles ?

    Entre secrets, trahisons et rancœur, Noé et Emma vont devoir affronter leur passé.

     

     

    Mon avis : 

    Ce livre et son auteur sont une belle découverte. Il s'agit d'un service presse diffusé par Fyctia via la plate-forme SimPlement sur laquelle je débute. Et pour une première je suis vraiment ravie.

     

    Tout d'abord parlons du style d'écriture d'Aurélia. Il est fluide et emploie de nombreuses phrases directes et courtes. Il n'y a jamais de grandes longueurs qui alourdissent. Malgré quelques manques en ponctuation, cette dernière est majoritairement juste et donne le bon rythme pour une lecture aisée et rapide. Les tableaux et pensées s'enchaînent sans complexité à les suivre. Les dialogues sont simples et courts pour la plupart, ce qui confère une pureté sans lourdeur au récit. Le "juste ce qu'il faut". Une belle plume. Elle demande encore à s'affirmer et mûrir, mais vraiment j'ai noté très de points à améliorer. Je ne citerais pour cela que le manque de quelques ponctuations et quelques abus des adverbes qui alourdissent un peu certains paragraphes. Mais c'est vraiment anecdotique. [A force de relire et corriger mes propres écrits, j’affûte mon radar à adverbes intensifs... (Un de mes gros défauts que j'essaie de corriger.)]

     

    La construction du roman est originale. Non seulement les chapitres alternent la vision de Noé et celle d'Emma, mais ils alternent aussi le présent et le passé. Si je lisais ma phrase précédente sans avoir lu le roman, je douterais : peur de m'y perdre. Et bien non, on ne se perd pas du tout dans l'histoire. Chaque chapitre est daté de manière claire. De plus  chaque retour au passé poursuit l'histoire dans une chronologie logique et explique un peu plus les émotions du présent. Les chapitres sont courts et l'alternance donne une vraie dynamique à l'histoire. Pour résultat, c'est qu'au bout de 4 chapitres, j'étais déjà attachée aux personnages et m'inquiétais des retrouvailles à venir.

     

    Une très belle histoire d'amour. Un récit qui met en avant les choix difficiles qu'on peut faire par amour face à l'adversité de la vie. Des choix qui nous paraissent justes et inéluctables en l'instant. Des choix faits en pensant au bonheur de l'autre avant tout, y compris son propre bonheur. Des sacrifices. Tous, sommes un jour amené à ce genre de mises de côté de notre bien au profit du bien-être de celui qu'on aime. Il y a aussi le fait qu'on croit souvent savoir pour l'autre, la problématique de se parler plutôt que de penser préserver l'autre en se taisant, et inversement. Je ne dis pas que l'un de ces choix est meilleur que l'autre. Justement on est tous différents, on réagit tous différemment. Et on n'agit pas pareil à 15 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans.... La vie nous forge des convictions, des peurs et doutes aussi. Le tout est d'assumer ses choix et ses erreurs, et de savoir pardonner pour avancer. Ce récit est donc aussi une belle preuve que se battre pour ceux qu'on aime mène toujours à de meilleurs jours.

    Le petit manque à la fin : j'aurai aimé savoir ce que deviennent les amis, la petite sœur, les autres qui ont fait partie, indubitablement, de cette histoire.

     

    Ce roman est une belle leçon de vie et une magnifique histoire d'amour. J'espère lire un jour d'autre récit de cette auteure.

     

    -------

    J'ai d'autres livres en cours de lecture par le biais de cette plateforme. Tous différents. J'espère que j'aurai d'autres belles surprises comme celui-ci. Quoi qu'il en soit, je m'efforcerai toujours d'être équitable. Mon avis est forcément subjectif car il fait appelle à mes émotions et mon ressenti qui m'est propre évidemment ! Mais je m'emploie toujours dans mes chroniques à parler style, respect des règles d’écriture et de français (à hauteur de mes humbles connaissances et convictions), et je continuerai à le faire dans le cadre de ces Services Presses.

    Passez une belle soirée

    Kaya

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  •  

    L’histoire :

    Ils s'appellent Roméo et Juliette. Comme s'ils étaient prédestinés. Mais c'est à eux d'écrire leur histoire, en dépit des accrocs, des cahots et des heurts.

    Lui est pompier, un héros du quotidien, solide comme un roc. Mais pas assez pour résister à une chute de huit étages, heureusement amortie par des arbres.

    Elle est infirmière. De celles pour qui leur travail va bien plus loin que soigner les corps. Attentive, attentionnée, elle donne aux autres sans compter ce que son propre compagnon, Laurent, lui refuse.

    Ces deux êtres cabossés par la vie vont se tendre la main. Et apprendre qu'envers et contre tout être heureux ce n'est pas regarder d'où l'on vient, mais où l'on va.

     

    " Agnès Ledig met des mots justes sur tous les maux, qu'elle aborde avec une grande maîtrise. Magnifique ! " Femme actuelle

     

     

    Mon avis : 

    Comparé à « Juste avant le bonheur », cette fois j’ai été moins bouleversé par ce roman d’Agnès Ledig. Je crois que c’est sûrement à cause de la forme d'écriture, et dû au fait que l’histoire fait écho à mon propre vécu, l’émotion est moins forte pour moi. Il y a plus de dialogues aussi et beaucoup moins de descriptions poétiques des émotions.

    L’écriture est toujours aussi belle et fluide. Je n’ai vraiment rien à y reprocher. La seule chose c’est la différence de style. J’avais beaucoup aimé la manière dont le récit était exprimé dans « juste avant le bonheur » et notamment l’enchainement de courte phrases qui étaient les interrogations ou décisions de l’héroïne. Mais bien sûr ce récit de « Pars avec lui » est totalement différent et ne se prêtait pas au même exercice.

    C’est plus sur le fond de l’histoire que j’ai moins été bouleversé « positivement ». Comment expliquer mon émotion ? L’histoire commence par un combat pour la vie et c’est un beau récit touchant. Mais peu à peu on comprend que la jeune femme se cache et s’enfonce dans une relation malsaine. Et c’est là qu’il faut que j’explique que la description de la violence c'est insupportable pour moi. Ne vous demandez plus pourquoi je ne lis jamais de policier... Les premiers chapitres montrent l’enfermement de la jeune femme dans une relation de domination de son compagnon. On en apprend peu à peu et déjà j’avais envie d’hurler à la fille d’ouvrir les yeux et de se casser. La vie, l’amour, le désir d’enfant ce n’est pas s’oublier soi-même au profit d’un manipulateur. Mais l’apogée de la violence fini par arriver après un bon de trois ans dans le futur. Et là j’ai encore eu plus de mal. J’ai mis une journée pour lire ce passage. Oui la violence, ça me prend aux tripes. Trop ! Je ne sais pas m'en détacher. Ce livre m'a donc bouleversé finalement à la moitié du récit, mais pas du tout dans le même sens que « juste avant le bonheur ». Pas du tout dans le bon sens même ! Il m’a fallu un moment pour lire plus calmement sans la peur au ventre.

    Mais la suite m’a « réconciliée » avec le récit. C’est une vraie belle histoire de bataille pour soi-même et contre les coups de la vie, de rendre ce qu’on nous donne en soutien. Une histoire comme la vie de tous les jours avec ses grandes claques, qui vous obligent (ou pas) à vous battre et vous relever pour avancer. De belles rencontres qui mènent les personnages à comprendre que la vie est tortueuse mais parfois c'est ce qui nous permet d'aller au-delà de nous-même pour trouver la paix intérieure.

    Bien sûr Roméo et Juliette sont très touchants et attachants. Mais je ne peux pas vous parler de ce livre sans évoquer le personnage de Malou, la grand-mère de Juliette. Elle a ce regard un peu philosophique sur les raisons du destin et de la vie. Elle m’a beaucoup émue.

    Cette histoire est finalement très différente du premier roman que j'ai lu, ainsi que la manière dont elle se raconte et s'écrit. Je n'ai pas été autant bouleversée et touchée par les personnages. Comme expliqué précédemment, c'est sûrement parce que ça me prend trop aux tripes (la réalité des choses horribles en est la cause principale) et qu'être bouleversé dans ce sentiment de peine, d'horreur et de douleur ne m'aide pas à me sentir bien. La fin est belle, instructive sur ce qui importe vraiment, sur ce à quoi se raccrocher pour retrouver un équilibre après tant de douleurs (en tout cas pour l'héroïne et ça me ressemble beaucoup dans la manière d'être).

    J'ai hésité pour coter ce roman. Par rapport à mon sentiment douloureux, j'aurai plutôt donner trois cœurs. Mais j'ai opté pour quatre cœurs, d'abord parce que l'écriture est remarquable, et aussi parce que le mérite revient à l'auteur d'évoquer ces violences sans tabou, enfin parce que la conclusion est belle. C'est au final un roman positif sur la conscience de sa vie, le respect de soi, le coût de  l'oubli de soi, l'immondice de l'humanité autant que sa magnificence. Un roman qui prône le fait de se battre pour soi et ceux qui valent la peine. La vie vaut la peine ! 

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